samedi 15 novembre 2008

Mémoires de famille.

Le soulèvement fasciste contre la République espagnole date du 18 juillet 1936. Jaume Miret est mobilisé peu après.
En janvier 1939, les troupes franquistes atteignent la Catalogne. De nombreux réfugiés des provinces du sud continuent leur fuite vers le nord, accompagnés de catalans qui refusent le joug fasciste.
Remei est l’une des principales responsables de la Collectivité de Ferran (Coopérative de Sant Pere). Cette Collectivité a réquisitionné les exploitations agricoles des propriétaires qui ont rejoint les forces de Franco. En fin 1938, ou début janvier 1939, en concertation avec Jaume qui passe quelques heures à Sant Pere (il arrive de Valence par bateau pour participer à la défense de Barcelone), Remei envisage de partir vers la frontière pour échapper à l’avancée de l’ennemi. Elle se met en route avec de nombreux autres dont Céline (Célestina Colet) et sa famille, vers le 10 janvier. Le voyage se fait à pied, les bagages, matelas, couvertures, etc.. sont transportés par charrettes à cheval. La colonne reste quelques jours dans la banlieue de Barcelone, chez des parents de Céline, en attendant l’éventualité d’un arrêt de la progression des fascistes. Malheureusement, les informations sont très pessimistes, et la colonne repart vers le nord. A Cardedeu, l’aviation attaque la colonne qui se disperse dans les bois. Les mitraillages et le bombardement ne font semble-t-il que quelques blessés. Il semble ensuite qu’il y ait une volonté de semer la panique, et de désorganiser la colonne, et à plusieurs reprises des avions se font menaçants sans bombarder.
Après plus de quinze jours de voyage au total, Remei arrive parmi les premières à la Junquera, probablement le 30 ou le 31 janvier, avec Jordi dans ses bras (Céline la relaie de temps en temps).
Le Gouvernement français déclare l’ouverture des frontières aux réfugiés à partir du 28 janvier 1939, mais en réalité, Remei et les autres réfugiées doivent attendre le 2 février pour passer le Perthus, après s’être présentées à la frontière qui restait fermée les 31 janvier et 1er février. Seules les femmes et garçons de moins de 14 ans sont autorisés à entrer en France. C’est Remei qui est chargée d’établir la liste des personnes de son groupe avant passage de la frontière. Les seuls bagages autorisés ne contiennent que du linge de corps et une ou 2 couvertures. Remei et les autres femmes s’enroulent des pièces de tissus autour du corps. La monnaie espagnole n’a plus aucune valeur. Remei ne possède plus rien, elle va entrer dans un pays dont elle ne connait rien.
.. Elle ignore que son mari Jaume a été blessé à Barcelone le 25 janvier 1939 (jour de la chute de Barcelone) et qu’il est prisonnier des troupes franquistes. Elle n'a pas encore 26 ans, Jaume a 29 ans, ils se sont mariés le 1er avril 1934, Jordi a 3 ans 1/2. Ils ne se retrouveront que 7 ans plus tard, 21 février 1946 à Rabat.

vendredi 14 novembre 2008

Pacific's Vintage - Thio



Original New Caledonian Ghetto...

...J'y étais.

NON à l' indépendance totale du Caillou français ?
Les chances qu'un tel phénomène se produise sont grandes en théorie, étant donné que l'accord de Nouméa signé en mai 1998 par Lionel Jospin alors en exercice à cette époque prévoit la possibilité de plusieurs réferendums entre 2014 et 2018, y compris en cas de réponse négative sur la question de l'autodétermination totale de l'île.
Ici un extrait de l'accord de 1998 :
"L'Etat reconnaît la vocation de la Nouvelle-Caledonie à bénéficier, à la fin de cette période, d'une complète émancipation."
Si l'on pouvait se retrouver dans la même situation qu'à Mayotte en 1976 (oui je sais j'étale ma culture), je fais la promesse de me faire moine franciscain (là par contre je déconne).
La Nouvelle-Calédonie étant un TOM (ou COM) au statut particulier, elle avait donc par définition vocation à l'indépendance.

Cela me fendrait le coeur de ne plus voir flotter notre beau drapeau tricolore sur cette île magnifique (non c'est pas forcément un blog de droite), mais on ne peut le nier, de quel droit avait-il été planté ?

En 1988 déjà, Michel Rocard avait signé les accords de Matignon préparant à une autonomie construite et de ce fait envisageable sur dix ans, et cela en présence de l'anti-indépendantiste Jacques Lafleur et du kanak Jean-Marie Tjibaou, assassiné en mai 1989 lors de la commémoration de la tragédie d'Ouvéa ( 19 indépendantistes kanaks probablement exécutés par le GIGN lors d'une prise d'otage, en représailles pour la mort de trois gendarmes ).

Les scrutins prévus en 2014 seront-ils en pratique équitable pour les Kanaks ? Rien n'est moins sûr et ce, pour plusieurs raisons simples. Tout d'abord parce que les Kanaks manquent de cadre politique, sont très divisés depuis quelques années et qu'ils voteront principalement en fonction de leurs interêts économiques. Ensuite, de par l'immigration des Wallisiens et des Futuniens, considérable étant donné que des emplois leur sont parfois plus facilement offerts par des européens dans des secteurs difficiles tels que le bâtiment et dans le tertiaire. Les Kanaks installés en ville, "plus integrés" et vivant des un cadre européen agréable ne tiennent pas forcément non plus à ce que leur situation change. Enfin, dernier obstacle : le nombre impressionnant de fonctionnaires et d'officiers à la retraite s'installant sur l'île (en grande majorité des français de métropole anti-indépendantiste).

Les différences entre la bourgeoisie caldoche (les blancs) et les tribus kanaks dispersées sur l'île sont immenses. Aujourd'hui le sort de la jeunesse kanak non-citadine s'apparente de plus en plus à celui des Aborigènes d'Australie : alcool, drogue, violence (sans faire de généralité).
Les catégories de population qui pourront se présenter aux urnes ne sont apparement pas encore bien définies, quoique. Le FLNKS ( Front de libération Kanak et socialiste ) propose que toute personne ayant atteint la majorité, remplissant tous les critères d'inscription sur les listes électorales, et pouvant justifier plus de trois ans de résidence sur le territoire puissent voter.
Cependant, selon le Rapport de la Commission d'enquête indépendante sur la situation en Nouvelle Calédonie, les partisans de l'indépendance ne dépasserait pas les 36% dans ce cas de figure.
De ce fait, je pense qu'il est prudent de prévoir une autonomie de la Nouvelle-Calédonie,dans les dix prochaines années, restant française mais d'avantage administrée par les Kanaks, perçus en tant que nation ( bien que déjà très divisés ) ayant droit à l'autodétermination.

Il s'agit maintenant de se demander à qui profiterait cette autonomie accrue ? Des entreprises suisses (petite dédicasse à ma puce) et canadiennes ont déja des interêts dans l'exploitation du nickel et dans la métallurgie au nord à Koniambo et au sud à Goro.

Rare sont les gens ayant un avis sur la question, j'en ai conscience, mais si je pouvais informer l'opinion publique (mes potes et mon entourage, je m'enflamme pas non plus) j'en serais déjà heureux.

( et merci à mon grand-père pour m'avoir aidé à traiter ce sujet délicat)

lundi 10 novembre 2008

Genre d'Oreo multiethnique.




J'ai plusieurs frères, tous de parents différents.



NY Excuse - Justice