Le soulèvement fasciste contre la République espagnole date du 18 juillet 1936. Jaume Miret est mobilisé peu après.
En janvier 1939, les troupes franquistes atteignent la Catalogne. De nombreux réfugiés des provinces du sud continuent leur fuite vers le nord, accompagnés de catalans qui refusent le joug fasciste.
Remei est l’une des principales responsables de la Collectivité de Ferran (Coopérative de Sant Pere). Cette Collectivité a réquisitionné les exploitations agricoles des propriétaires qui ont rejoint les forces de Franco. En fin 1938, ou début janvier 1939, en concertation avec Jaume qui passe quelques heures à Sant Pere (il arrive de Valence par bateau pour participer à la défense de Barcelone), Remei envisage de partir vers la frontière pour échapper à l’avancée de l’ennemi. Elle se met en route avec de nombreux autres dont Céline (Célestina Colet) et sa famille, vers le 10 janvier. Le voyage se fait à pied, les bagages, matelas, couvertures, etc.. sont transportés par charrettes à cheval. La colonne reste quelques jours dans la banlieue de Barcelone, chez des parents de Céline, en attendant l’éventualité d’un arrêt de la progression des fascistes. Malheureusement, les informations sont très pessimistes, et la colonne repart vers le nord. A Cardedeu, l’aviation attaque la colonne qui se disperse dans les bois. Les mitraillages et le bombardement ne font semble-t-il que quelques blessés. Il semble ensuite qu’il y ait une volonté de semer la panique, et de désorganiser la colonne, et à plusieurs reprises des avions se font menaçants sans bombarder.
Après plus de quinze jours de voyage au total, Remei arrive parmi les premières à la Junquera, probablement le 30 ou le 31 janvier, avec Jordi dans ses bras (Céline la relaie de temps en temps).
Le Gouvernement français déclare l’ouverture des frontières aux réfugiés à partir du 28 janvier 1939, mais en réalité, Remei et les autres réfugiées doivent attendre le 2 février pour passer le Perthus, après s’être présentées à la frontière qui restait fermée les 31 janvier et 1er février. Seules les femmes et garçons de moins de 14 ans sont autorisés à entrer en France. C’est Remei qui est chargée d’établir la liste des personnes de son groupe avant passage de la frontière. Les seuls bagages autorisés ne contiennent que du linge de corps et une ou 2 couvertures. Remei et les autres femmes s’enroulent des pièces de tissus autour du corps. La monnaie espagnole n’a plus aucune valeur. Remei ne possède plus rien, elle va entrer dans un pays dont elle ne connait rien.
.. Elle ignore que son mari Jaume a été blessé à Barcelone le 25 janvier 1939 (jour de la chute de Barcelone) et qu’il est prisonnier des troupes franquistes. Elle n'a pas encore 26 ans, Jaume a 29 ans, ils se sont mariés le 1er avril 1934, Jordi a 3 ans 1/2. Ils ne se retrouveront que 7 ans plus tard, 21 février 1946 à Rabat.
En janvier 1939, les troupes franquistes atteignent la Catalogne. De nombreux réfugiés des provinces du sud continuent leur fuite vers le nord, accompagnés de catalans qui refusent le joug fasciste.
Remei est l’une des principales responsables de la Collectivité de Ferran (Coopérative de Sant Pere). Cette Collectivité a réquisitionné les exploitations agricoles des propriétaires qui ont rejoint les forces de Franco. En fin 1938, ou début janvier 1939, en concertation avec Jaume qui passe quelques heures à Sant Pere (il arrive de Valence par bateau pour participer à la défense de Barcelone), Remei envisage de partir vers la frontière pour échapper à l’avancée de l’ennemi. Elle se met en route avec de nombreux autres dont Céline (Célestina Colet) et sa famille, vers le 10 janvier. Le voyage se fait à pied, les bagages, matelas, couvertures, etc.. sont transportés par charrettes à cheval. La colonne reste quelques jours dans la banlieue de Barcelone, chez des parents de Céline, en attendant l’éventualité d’un arrêt de la progression des fascistes. Malheureusement, les informations sont très pessimistes, et la colonne repart vers le nord. A Cardedeu, l’aviation attaque la colonne qui se disperse dans les bois. Les mitraillages et le bombardement ne font semble-t-il que quelques blessés. Il semble ensuite qu’il y ait une volonté de semer la panique, et de désorganiser la colonne, et à plusieurs reprises des avions se font menaçants sans bombarder.
Après plus de quinze jours de voyage au total, Remei arrive parmi les premières à la Junquera, probablement le 30 ou le 31 janvier, avec Jordi dans ses bras (Céline la relaie de temps en temps).
Le Gouvernement français déclare l’ouverture des frontières aux réfugiés à partir du 28 janvier 1939, mais en réalité, Remei et les autres réfugiées doivent attendre le 2 février pour passer le Perthus, après s’être présentées à la frontière qui restait fermée les 31 janvier et 1er février. Seules les femmes et garçons de moins de 14 ans sont autorisés à entrer en France. C’est Remei qui est chargée d’établir la liste des personnes de son groupe avant passage de la frontière. Les seuls bagages autorisés ne contiennent que du linge de corps et une ou 2 couvertures. Remei et les autres femmes s’enroulent des pièces de tissus autour du corps. La monnaie espagnole n’a plus aucune valeur. Remei ne possède plus rien, elle va entrer dans un pays dont elle ne connait rien.
.. Elle ignore que son mari Jaume a été blessé à Barcelone le 25 janvier 1939 (jour de la chute de Barcelone) et qu’il est prisonnier des troupes franquistes. Elle n'a pas encore 26 ans, Jaume a 29 ans, ils se sont mariés le 1er avril 1934, Jordi a 3 ans 1/2. Ils ne se retrouveront que 7 ans plus tard, 21 février 1946 à Rabat.
1 commentaire:
J'ai kiffé mec, j'avais pas compris a la 1er lecture qui était Remei et Jaume,et j'ai relu le début, et j'ai vu Jaumet MIRET, si si! Lol
Enregistrer un commentaire